Louis X Capet

Louis Capet (1289 - 1316)

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Louis (Louis X) "Louis I, roi de Navarre, et Louis X, roi de France, le Hutin" Capet
Born in Paris, Seine, Île-de-France, Francemap
Ancestors ancestors
Husband of — married in Vernon, Eure, Francemap
Husband of — married in , Paris, Seine, Francemap
Descendants descendants
Died in Vincennes, Val-de-Marne, Île-de-France, Francemap
Profile last modified | Created 19 Aug 2011
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Louis X de France

Louis X de France1, dit le Hutin (c'est-à-dire le querelleur), né le 4 octobre 1289 à Paris, mort le 5 juin 1316 à Vincennes, fut roi de Navarre de 1305 à 1316 (sous le nom de Louis Ier) et roi de France de 1314 à 1316 (sous le nom de Louis X), douzième de la dynastie dite des Capétiens directs.

Fils du roi de France Philippe IV le Bel et de la reine de Navarre Jeanne Ire, Louis X ne laissa pas de descendance au trône de France (son seul fils, Jean Ier de France, né après sa mort, ne vécut que quelques jours).

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Biography

Roi de Navarre

Louis X hérita la couronne de Navarre au décès de sa mère, Jeanne de Champagne, reine de Navarre. Le royaume était administré localement par un gouverneur nommé par les souverains français. Philippe IV qui maintenait ses fils sous sa dépendance et son strict contrôle selon les habitudes héritées de Philippe Auguste, ne l'autorisa à se rendre en Navarre qu'en 1307 pour s'y faire couronner par l'assemblée des nobles, les Corte. Louis X se rendit en Navarre avec son épouse Marguerite de Bourgogne et une forte délégation de nobles français. Ils furent couronnés à Pampelune, le 1er octobre 1307, roi et reine de Navarre.

Roi de France

Bien que Louis X n'ait régné que deux courtes années, on peut tout de même noter certains éléments de sa politique. Succédant à Philippe IV le Bel de 1314 à 1316, il dut faire face aux révoltes suscitées par la politique de son prédécesseur menés par les barons dont Charles de Valois son oncle, qu'il calma par des concessions.

Isolé dans un conseil étroit, Louis X dut rechercher l'appui de ses frères Philippe de Poitiers et Charles de la Marche. Les trois frères dont la descendance est douteuse n'ont pas d'héritier mâle. Leurs épouses sont en prison. Le comte de Valois est tout puissant, et il a trois fils dont l'ainé est le futur Philippe VI, il est un de ceux qui mènent la révolte des seigneurs.

Louis X s'allia à son frère Philippe de Poitiers en échange de l'héritage de la Franche-Comté. Philippe IV avait acheté les droits de la Comté Franche à Othon IV de Bourgogne en échange d'une alliance matrimoniale. Les deux filles d'Othon IV de Bourgogne épousèrent respectivement Philippe de Poitiers et Charles de la Marche. En acceptant de perdre ses droits de succession sur la Franche-Comté, l'ainée Jeanne II de Bourgogne conservait la jouissance et le titre, la cadette Blanche de Bourgogne recevait en dot 20 000 marcs d'argent. Le comté devait selon le testament de Philippe IV revenir à la couronne si Philippe de Poitiers et Jeanne de Bourgogne n'avaient pas de fils. Philippe de Poitiers monnaya son appui en exigeant que son épouse Jeanne puisse léguer la Franche-Comté à sa fille ainée, en plus de l'Artois qui lui venait de sa mère Mahaut d'Artois. Cet accord, par lequel Louis X payait la stabilité de son début de règne, devait amener sous le règne de Louis XI la difficile succession de la Bourgogne et de l'Artois, réunies entre les mains des Habsbourg par mariage, et sous Louis XIV la guerre de dévolution de l'Artois et de la Franche-Comté.

Ne pouvant briser la résistance des nobles, Louis X choisit de négocier. Avec habileté, il mit les abus sur le compte des officiers royaux et joua sur les particularismes locaux. Il octroya ainsi une série de chartes provinciales durant l'année 1315 qui ont pour fonction de répondre aux attentes de la population. Les baillis et sergents royaux intervenant dans tout le comté d'Amiens ainsi que celui de Vermandois, au mépris des droits du comte ont interdiction sur ordonnance de Louis X d'exercer leurs prises, ajournements et autres faits de justice. Il répondit donc aux attentes des ligues nobiliaires en garantissant leurs privilèges, leurs droits de haute justice et y compris celui de port d’armes à travers ces chartes provinciales destinées à satisfaire les différentes requêtes nobiliaires dans les différentes provinces du royaume. D’autres chartes régionales de ce type ont été certainement concédées dans les mêmes conditions. Ces ordonnances qui redonnaient un certain pouvoir aux nobles et à l'aristocratie et les droits et prérogatives qu'ils avaient perdu sous Philippe IV le Bel ont contribué à affaiblir le pouvoir royal au détriment de l'idée d'unité souveraine qui avait mené ses prédécesseurs.

La fronde menée par les nobles était soutenue par le peuple oppressé par les taxes et impôts et par les ligues nobiliaires. Elle fit de nombreuses victimes, notamment Enguerrand de Marigny qui fut pendu, Pierre de Latilly ou encore Raoul de Presles qui furent torturés. Louis X renonça à les défendre tant la parole du roi était devenue inaudible. La monarchie subit un véritable recul pendant ces deux années de règne, notamment fiscal. Le roi ne pouvait plus lever d'impôts indirects puisque la noblesse voulait battre sa monnaie. Les provinces restaient fidèles à la couronne, mais rebelles à de nouveaux impôts.

Louis X dut faire face à un conflit avec les Flamands qui tourna au fiasco. L'expédition qui avait été montée grâce au rappel des Lombards, s'enlisa dans la Lys en crue. Louis X dut rebrousser chemin piteusement. C'est sur le chemin du retour qu'il épousa Clémence de Hongrie à Troyes le 19 avril 1315.

Décès

Louis X fut pris de malaise après une partie de jeu de paume à Vincennes. Il avait bu un vin glacé alors qu'il était échauffé. Pris de remords de n'être pas intervenu, il fit dédommager les enfants d'Enguerrand de Marigny qu'il n'avait pu sauver et fit rendre à Raoul de Presles les biens dont il avait été spolié.

Mariages et descendance

Louis X a trois enfants :

En 1305, il épouse en premières noces Marguerite de Bourgogne (1290-1315), capétienne comme lui, fille de Robert II (1248-1306), duc de Bourgogne, et d'Agnès de France (1260-1325). Convaincue d'adultère avec la complicité de ses belles-sœurs (scandale de la Tour de Nesle), Marguerite est condamnée à l'enfermement à Château-Gaillard et la rumeur voudrait qu'elle y ait été étouffée (ou étranglée) à l'instigation de son royal époux.

De cette union est issue la future Jeanne II (1311-1349), reine de Navarre de 1328 à 1349.

Le 19 août 1315, Louis X épouse en secondes noces Clémence de Hongrie (1293-1328), elle aussi capétienne, fille de Charles d'Anjou (1271-1295), dit Charles-Martel de Hongrie, roi titulaire de Hongrie, et de Clémence de Habsbourg (v. 1262- 1295).De cette union est issu un unique enfant, posthume de plusieurs mois, et qui ne vécut que quelques jours, Jean Ier, dit Jean le Posthume (14 novembre 1316 - 19 novembre 1316), roi de France et roi de Navarre.

Avec sa maîtresse, une lingère nommée Eudeline, Louis X eut également une fille illégitime, également prénommée Eudeline (1305-1380), religieuse au couvent du faubourg Saint-Marcel puis abbesse.

Une succession disputée

La question d'une éventuelle légitimité de la princesse Jeanne, issue de la première union, à la succession au trône de France se posa à la noblesse française. En effet, l'absence d'héritier mâle direct ne s'était encore jamais produite. C'est ce que l'on a appelé le miracle capétien. La succession à la couronne française, préalablement élective, s'était faite peu à peu par l'usage. La noblesse française préféra selon le principe de la masculinité qui régissait les fiefs offrir le trône au frère de Louis X, Philippe V le Long, qui était déjà régent depuis la mort de Louis X. Cet épisode de l'histoire de France a donné lieu à une interprétation romancée, Les Rois maudits, de Maurice Druon.

Notes et références

  1. ↑ Généalogie de Louis X de France sur le site Medieval Lands [archive]

Annexes[modifier]

Articles connexes

  • [5] Histoire de France
  • [6] Capétiens
  • [7] Loi salique

Wikipédia: Louis X de France (http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_X_de_France : accessed 27 Mar 2013)

Sources

  • Royal Ancestry by Douglas Richardson Vol. III page 34


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